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Saint-Martin hors-saison : les vertus d’un rythme à contretemps

Dernier jour off d’une longue série. Un dimanche de tempête à Saint-Martin. Les deux mois de vacances s’achèvent ainsi en cette fin août. Rien ou presque ne se sera déroulé comme prévu. Et ce furent malgré tout des vacances dont nous nous souviendrons longtemps.

La préparation du voyage à Montréal

Les vacances d’été ont toujours été mes préférées. Les journées qui s’étirent. La lumière que je trouve singulière. Les fruits de saison. Le temps libre. Même si je préfère voyager à d’autres périodes de l’année, les mois de juillet et août demeurent une occasion de changer d’air. Cette année, nous avions choisi de partir à Montréal. Le concert d’Olivia Dean au Québec nous offrait un déclic pour la découverte d’une nouvelle ville au Canada, après Toronto et Vancouver.

L’hôtel Gault dans le Vieux-Montréal m’a semblé un choix judicieux pour cette première fois. En amont du concert, j’avais réservé quelques expositions, repéré de chouettes adresses gourmandes, quelques papeteries et librairies, des idées de balades urbaines, des spots nature au cœur de la ville, des magasins de guitare pour Charles, un tournoi de tennis où applaudir Gaël Monfils une dernière fois … C’était sans compter sur la grève du personnel naviguant de la compagnie aérienne qui relie Saint-Martin au Canada.

Le matin du départ, les valises presque bouclées, l’application m’informe de l’annulation du vol aller pour cause de grève, avec une bascule probable sur un autre vol. De nature pourtant optimiste, je n’y croyais pas. Les articles de presse faisaient mention d’une cacophonie monstre. L’annulation postérieure de notre vol retour a sonné le glas de ce séjour qui m’avait enthousiasmée depuis l’obtention de nos places pour le concert d’Olivia Dean.

Saint-Martin : vivre là où d’autres partent en vacances …

Trois options s’offraient à nous : rejoindre Montréal coûte que coûte via une autre destination, partir ailleurs, ou se résoudre à rester. Contre toute attente, nous avons fait le choix de profiter de Saint-Martin hors-saison. Le visage interloqué de nos proches qui apprenaient la nouvelle nous a fait sourire. Aussi bizarre que cela puisse paraître, rester sur l’île nous réjouissait autant que l’idée de partir. Cela tient sans doute au fait que nous vivons là où d’autres partent en vacances.

Pas seulement. J’ai la chance de pouvoir partir à d’autres moments de l’année. Montréal ne bouge pas. En attendant de voir Olivia Dean en concert une prochaine fois, je me suis trémoussée sur The Man I need tout l’été, endormie sur So Easy, réveillée avec Nice to Each Other. Mon esprit a divagué encore et encore sur Dive, Let Alone The One You Love. Un vrai coup de cœur, cette artiste !

Rester alors que tout était calé pour notre absence nous a octroyé notre première véritable pause à deux depuis longtemps. Quel pied ! J’ai lu comme jamais, encore plus que d’habitude. J’ai préparé les bases d’une nouvelle formation à la rentrée. Ma grand-mère a raison : je suis définitivement insatiable lorsqu’il s’agit d’apprendre. J’ai découvert de nouvelles séries que je vous présenterai une à une dans la newsletter.

Ces vacances figurent parmi les plus ressourçantes de ces dernières années. J’ai avancé sur l’écriture du roman qui me taraudait l’esprit depuis plusieurs années. Je pense le mettre en pause jusqu’à l’été prochain pour décider quelle fin lui offrir. Je laisse la vie me nourrir encore un peu.

Une phrase prononcée par Matthew Rhys dans une interview pourrait résumer mon état d’esprit, en cette veille de reprise : This too shall pass.


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